Résistance au changement : pourquoi tu as du mal à passer à l’action (2/7)

Tu n’arrives pas à entreprendre de nouvelles choses ? Tu t’es lancé un défi mais tu as du mal à passer à l’action ? Tu t’étais lancé dans un domaine mais tu as abandonné en cours de route ? Tu n’es pas la/le seul(e) !

Il y a différentes causes à l’envie de changer : cela peut être un mal-être diffus, l’impression de ne pas être à sa place, la crise de la trentaine… ou tout simplement l’envie d’évoluer, le fait d’être attiré(e) par de nouvelles choses, d’avoir de nouveaux intérêts… ce qui est propre à la vie !

Tu l’as peut-être déjà vécu ou subis le changement par le passé. C’est une phase compliquée à vivre, et paradoxalement, terriblement enrichissante. Quand on n’y est pas contraint, se lancer volontairement dans un processus de changement n’est pas facile. Passer à l’action pour changer les choses peut se révéler difficile. Ce n’est pas UNIQUEMENT une question de volonté. Tu peux facilement être bloqué(e). Te bloquer.

Dans cet article, je décrypte ce qui se trame dans nos têtes au moment où l’on souhaite changer les choses ! J’y détaille :

  • pourquoi le changement est-il si difficile alors même que nous le souhaitons ?
  • comment notre instinct de survie, autrefois vital, peut être aujourd’hui une source de blocage, de résistance au changement ?
  • Comment cela se manifeste dans nos comportements?

Dans un deuxième article, je présenterai les actions que tu pourras faire pour dépasser ce blocage !

Changer revient à sortir de ta zone de confort

> Le mythe du challenge facile

Quand tu te lances un nouveau challenge, que ce soit après une réflexion consciente ou un élan d’enthousiasme envers quelque chose, tu aimerais que cela se passe comme ça :

cercle vertueux

Cette utopie est alimentée par nos représentations sociales : les séries télé où les personnages ont un peu de mal mais pas beaucoup, les réseaux sociaux où chacun publie sa vie idéalisée… Personne ne parait souffrir, douter, vivre des échecs, etc. Mais cette apparence est fausse. Un miroir aux alouettes.

gyphy façade rock

Les gens sur les réseaux sociaux VS Les gens chez eux, face à leurs doutes

Et ce, même si tu sais que ce que tu entreprends te rendras plus heureux(-se). Le blocage arrive quand même. C’est parce que tu sors de ta zone de confort.

> La notion de « zone de  confort »

Le concept de « zone de confort » est utilisé très souvent en développement personnel. Qu’est-ce cela évoque ?

Voici la définition officielle de notre encyclopédie universelle, Wikipédia : « La zone de confort est un état psychologique dans lequel une personne se sent à l’aise. Dans cette zone, elle peut garder le contrôle tout en éprouvant un faible niveau de stress et d’anxiété. Dès lors, un niveau constant de performance est possible. »

La zone de confort résulte de ton état comportemental.

Cette notion de « zone de confort » est mise en perspective avec la pyramide de Maaslow : « c’est « l’espace où notre incertitude, le manque et la vulnérabilité sont réduits au minimum et où nous croyons que nous aurons accès à suffisamment de nourriture, d’amour, d’estime, de talent, et de temps. Où nous avons le sentiment d’avoir un certain contrôle. »

La zone de confort te permet de satisfaire au maximum tes besoins avec le minimum de risques.

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La pyramide de Maaslow dans ta vie privée et professionnelle (Source)

La « zone de confort » est un terme qui décrit le comportement que tu adoptes au quotidien. Ce comportement est un mélange de choix et d’habitudes, où les actions mènent à des résultats connus d’avance, puisque tu as l’habitude de les faire. Il y a peu de risques d’obtenir des résultats inconnus. Tu ne subis donc pas de doute, ni d’anxiété. Tu atteints les seuils minimaux de satisfaction à tes besoins sans grande difficulté.

Cela ne veut pas dire que tu satisfaits tout tes besoins à 100%. Cela ne veut pas dire non plus que tu resteras satisfait à vie : nos besoins et nos attentes grandissent avec le temps, et si nos besoins primaires sont satisfaits.

Tu peux même t’ennuyer dans ta zone de confort. A un moment ou à un autre, il te faudra entreprendre de nouvelles choses. A ce moment-là, tu devras sortir de tes habitudes, de ta fameuse zone de confort. Tu te dirigeras vers l’INCONNU ! Et là, PANIQUE ABSOLUE !

zone de confort définition as

Pour évoluer, il faut sortir de sa zone de confort, c’est-à-dire tester de nouvelles choses inconnues et que tu ne maîtrises pas.

Face à l’inconnu, la résistance au changement comme moyen de défense

A ce moment-là, si tu ambitionnes de grandes choses ou que tu souhaites te lancer dans quelque chose de totalement inconnu, tu risques d’activer ton alarme intérieure. Elle peut s’activer de manière inconsciente. C’est ton mécanisme de défense, ton instinct de survie.

> Ton instinct de survie, ce frein au changement

D’où vient ton instinct de survie ? Pourquoi s’active-t-il alors que tu essaie d’avancer ? Ce mécanisme de protection se situe dans ton cerveau. Il est composé de 3 parties, qui communiquent entre elles lors de la prise de décisions.

3cerveaux

Les 3 parties de notre cerveau (source)

  • La 1ère est le tronc cérébral ou cerveau reptilien. C’est le plus ancien. Il nous réveille, nous renvoie au lit, rappelle à notre cœur de continuer à battre.
  • La 2ème est le cerveau central ou mammalien. On le partage avec les mammifères. Il régule la température, abrite nos émotions et gouverne nos réactions de fuite ou de combat.
  • Le 3ème est le cortex. Le plus récent. Il abrite les notions liées à la civilisation, les arts, la science, la musique… toutes les pensées et impulsions créatrices, les impulsions de changement ou les sources d’un nouveau projet.

Une de ces parties est responsable de tes blocages liés au stress… Trêve de suspense ! Le responsable, l’amygdale, se loge dans le cerveau central ou mammalien !

amygdale

Localisation exacte de l’amygdale (source)

L’amygdale était indispensable à notre survie il y a 300 millions d’années. Elle déclenche un mécanisme d’alerte commun à tous les mammifères pour nous donner deux options face au danger : fuir ou combattre. Lorsqu’elle se déclenche, elle commande notre organisme. Notre corps est alors prioritaire pour recevoir le maximum d’énergie pour réagir. Elle inhibe nos pensées rationnelles ou créatives. Si cela t’intéresse d’en savoir plus sur cette partie du cerveau, tu peux regarder cette vidéo.

Bien pratique en cas de risques de mort ou de blessure, beaucoup moins lorsqu’il s’agit de parler en javanais à un groupe de consultants lors d’un séminaire !

Ta résistance au changement est en fait une réaction de fuite face à l’inconnu, provoquée par l’amygdale.

Les étapes du processus de résistance au changement

Tu vas alors vivre une résistance au changement. On peut la résumer en 4 étapes, du moment où tu prends la décision de réaliser quelque chose de nouveau à l’abandon de ton projet.

Bloqué

Processus de résistance au changement

1. L’apparition de l’idée

Une idée jaillit de ton cerveau. Tu as une possibilité d’action pour évoluer.

2. Tu te lances un défi

C’est l’enthousiasme qui prime.

3. Ton cerveau mammal active l’amygdale

Le système d’alerte est enclenché, signalant une activité inhabituelle potentiellement dangereuse. Tu peux alors être légèrement anxieuse voire complètement paniquée.

zone de confort 1

Les différentes émotions que tu peux ressentir (Source)

4. Tes pensées rationnelles ou créatives sont bloquées

C’est le premier moment où tu peux déclencher de la résistance au changement. Pour différentes raisons, tu n’arrives à rien. Alors, tu constates que…

5. Passer à l’action est trop dur

C’est le second moment où tu peux résister au changement. Tu te concentres sur quelque chose d’autre, de chose de moins stressant, dont tu as l’habitude ou qui nécessite toute ton attention.

Ne pas réussir à lancer un processus de changement peut s’expliquer par de l’auto-sabotage. Tu peux en savoir plus ici.

6. Tu te déçois

Au bout d’un moment, tu réalises que tu n’as pas avancé vers ton objectif : tu te déçois. Cela diminue ta confiance et confirme à ton cerveau que tu n’étais pas capable de faire face à ce nouveau challenge. Cela renforce l’activation de ce système d’alerte dans le futur.

7. Le sentiment d’échec s’installe

Il amenuise ta confiance en toi. Tu penses que tu n’es pas capable de réaliser de nouvelles choses, contrairement à d’autres. Il devient de plus en plus difficile de se lancer des défis : notre mental nous bloque, la résistance au changement augmente, la routine nous parait rassurante. Avec le temps, le système d’alerte peut même s’activer dès l’émergence de l’idée dans le cerveau. C’est ce qu’on appelle de l’auto-censure.

Le mécanisme d’alerte se déclenche chaque fois que nous sortons de notre routine rassurante, pour tout changement, grand ou petit : un nouvel emploi, rencontrer une nouvelle personne, se lancer dans une nouvelle activité, voyager dans un autre pays…. Avec le temps, il se consolide. La résistance au changement t’entraine dans un cercle vicieux…duquel tu peux sortir. La première fois sera difficile, puis tu sauras quoi faire.

cercle vicieux

Le cercle vicieux de la résistance au changement

Alors, comment en sortir ? La suite porte sur l’auto-sabotage, les cas de figure de résistance au changement (ici et là), et les facteurs clés de succès pour changer pour de vrai !

Cet article t’a fait réagir ? Tu as testé ce qu’il y a dans l’article et tu veux raconter ton expérience ?

N’hésite pas à le commenter et à le partager !

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5 réflexions sur “Résistance au changement : pourquoi tu as du mal à passer à l’action (2/7)

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